Cancer du sein : une journée… et la vie d’après

Cancer du sein : une journée… et la vie d’après

Cancer du sein : une journée… et la vie d’après

Hier se déroulait la journée mondiale de lutte contre le cancer. Une journée pour agir, mobiliser et sensibiliser.

Le cancer du sein est et reste aujourd’hui la première cause de décès par cancer chez la femme. Une femme sur 10 sera demain concernée, et ceci à un âge de plus en plus précoce.

En dépit des difficultés physiques et morales induites et de l’extrême pénibilité des effets secondaires, plus ou moins lourds selon le stade d’avancée de la tumeur, de nombreuses avancées médicales et scientifiques nous autorisent à penser que nous avons réalisé d’incroyables progrès depuis ces dernières années. Le traitement du cancer par de nouvelles molécules immunothérapiques ciblées, l’avènement de nouvelles techniques d’irradiation et de technologies robotiques innovantes sont autant de bonnes nouvelles pour la lutte contre la maladie.

Mais beaucoup reste encore à faire pour l’ « après ». L’après, c’est l’ère postopératoire, le recouvrement de ses facultés et de ses sensations, le retour de l’estime de soi, la survie d’un corps écorché dans sa sphère intime et dans un monde qui observe, scrute et juge souvent.

N’ayons plus peur de le dire : le suivi et l’accompagnement post-opératoire sont tout aussi importants que la prévention. Le dépistage est le mot d’ordre général que nous ne devons cesser de marteler auprès de toutes les femmes qui ne se sentent pas forcément concernées par la maladie. Sur ce plan, la France a le mérite de montrer l’exemple.

Mais nous devons aussi nous montrer constants dans l’impérieuse nécessité de soutenir les survivantes, les touchées, les abîmées, pour qu’elles redeviennent femmes dans leur corps et dans leur tête. Cette exigence recoupe le devoir moral que les proches, les amis tout autant que nous, les professionnels du soin, nous nous devons d’endosser dans l’optique de rendre leur vie à nouveau profitable et joyeuse.

Dans ce cadre, la technologie doit être en mesure de s’interroger dans ce qu’elle est susceptible d’apporter en termes de curation et de traitement tout autant qu’en termes de reconstruction physique et psychologique. Car oui la technologie et le soutien psychologique sont indissociablement liés dans cette dimension moins médiatisée du combat.

Empathie, écoute et technologie au chevet des femmes en voie de rémission

La tangibilité des résultats – encore trop méconnus du grand public – obtenus par le kinésithérapeute tient tant à l’écoute et à l’empathie de ce dernier qu’à sa main experte et aux technologies qu’il emploie pour aider ses patientes à reconstruire leur tissu conjonctif et à retrouver ainsi leur féminité. Le lien de confiance qui se crée est le fruit naturel de cette écoute autant que des progrès prodigieux réalisés par les protocoles de traitement conçus par nos soins et qui se traduisent par l’effacement progressif des signes visibles des séquelles et la suppression des adhérences qui libère leurs gestes.

Nous devons considérer et garder toujours en tête que le sens de notre mission auprès de ces femmes meurtries dans leur chair repose d’abord et avant tout sur notre capacité à assurer leur réhabilitation, leur jouissance retrouvée d’une vie tout simplement normale, leur réinsertion dans la vie.

 

Agir pour elles pendant cette journée… et penser à leur vie d’après

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